Ah! les examens...

1. Se préparer
2. Gérer son stress
3. Connaître les règles

Pour en savoir plus

Vous craignez les examens? Comme bien des étudiants et étudiantes, vous n’aimez pas le travail sous pression ni les évaluations? Hélas, il faut apprendre à y faire face, car on ne peut y échapper. Voici comment :

Se préparer

Tôt dans la session

  • Renseignez-vous sur la nature et le contenu de l’examen en prenant connaissance des consignes du cours ou de votre personne tutrice. Procurez-vous, si possible, des exemples d’examens antérieurs afin de vous permettre de bien circonscrire la matière à étudier.
  • Parcourez la matière. Estimez le temps qu’il vous faudra pour la comprendre et l’ordre dans lequel elle devrait être parcourue. Ensuite, inscrivez les périodes d’études nécessaires à votre agenda.
  • Commencez tôt. Vous savez déjà que vous aurez davantage de travail à la fin du trimestre. Alors, pourquoi attendre? Profitez plutôt du calme relatif de la première moitié du trimestre pour prendre de l’avance.
  • Étudiez bien. Il existe des techniques pour améliorer vos habiletés de lecture, de prise de notes et de mémorisation. Consultez de nouveau les stratégies d’études à ce sujet. Il semble aussi qu’on étudie mieux le matin ou en soirée, qu’il est préférable de prendre une pause d’une dizaine de minutes par heure d’étude et qu’il vaut mieux commencer par les matières les plus difficiles.

Les deux dernières semaines avant l’examen

  • Prévoyez vos périodes de révision. La répétition est généralement nécessaire à la mémorisation. Révisez l’ensemble de la matière (ou de vos notes) au moins une fois. Surlignez ce qui semble le plus important; cela vous sera utile pour votre dernière révision.
  • Conservez une bonne hygiène de vie. Évitez les excitants et faites de l’exercice. Prenez le temps de vous détendre, mais faites-le de façon planifiée. Ne laissez pas les activités imprévues gruger sérieusement votre temps d’étude.
  • Prévoyez un plan B. Souvent, la peur de l’échec est pire que l’échec lui même. Qu’arriverait-il réellement si vous échouiez l’examen? Vos autres travaux pourraient-ils compenser? Pourriez-vous reprendre le cours? En affrontant vos peurs, vous diminuerez généralement votre niveau de stress. Ne réduisez pas pour autant vos efforts!

La veille de l’examen

  • Révisez les éléments importants que vous avez mis en évidence lors de vos révisions précédentes. Il n’est plus temps de tout parcourir. Limitez-vous à quelques heures d’études.
  • Après cette dernière révision, prenez le temps de vous détendre et dormez bien.

Le jour de l’examen

  • Arrivez tôt. Vous n’avez pas besoin du stress supplémentaire d’une course de dernière minute, n’est-ce pas? Une fois le local repéré, allez prendre l’air plutôt que de discuter de l’examen : cela risquerait d’ajouter à votre stress.
  • Gardez une attitude positive. Ne laissez pas les autres vous stresser. Vous avez bien étudié? Alors, respirez profondément et foncez!
  • Parcourez l’ensemble des questions et estimez le temps que vous pouvez leur allouer. Il arrive encore trop souvent que des étudiants et des étudiantes découvrent, à la fin de l’examen, des questions importantes auxquelles ils n’ont pas répondu.
  • Dans tous les cas, lisez attentivement la question et les consignes qui l’accompagnent. Consultez le texte sur les travaux et les examens, qui contient notamment une méthode pour bien comprendre la question.
  • Choisissez une stratégie de réponse. On suggère généralement de commencer par les questions les plus faciles. Par contre, si le nombre de points des questions varie, il peut être préférable de cibler celles qui donnent le plus de points.
  • S’il s’agit de questions à développement, faites un plan de réponse. La rédaction sera ensuite beaucoup plus facile et le résultat plus cohérent.
  • Répondez à toutes les questions, sauf si une réponse négative entraîne la perte des points.
  • Gardez du temps pour réviser vos réponses.



Gérer son stress
Vous avez bien étudié, mais vous n’arrivez pas à contrôler votre angoisse? Si votre stress est si intense qu’il nuit à votre rendement, il faut apprendre à le contrôler.
Pour ce faire :
  • Examinez les causes de votre stress. Les causes réelles du stress varient d’une personne à l’autre. Le manque de temps, d’organisation, d’exercice, de vie sociale, de confiance en soi ou d’acceptation de ses limites sont souvent citées. Quelles sont les vôtres?
  • Puis travaillez sur ces causes. Par exemple :
    • Apprenez à gérer votre temps. Si vous avez constamment l’impression de manquer de temps ou d’avoir oublié de faire quelque chose, c’est peut-être que vous gérez mal votre temps. Lisez les conseils donnés dans le texte sur la gestion du temps.
    • Même après une planification détaillée, certaines personnes ne peuvent s’empêcher de procrastiner. La procrastination, c’est l’art de remettre à plus tard ce qu’on devrait faire aujourd’hui. Cela vous rappelle quelqu’un? Remettre à plus tard ne réduit pas le stress, au contraire. En procrastinant, on concentre le stress sur une plus courte période, sans se libérer de la préoccupation d’avoir toujours à réaliser les activités reportées. Il vaut donc mieux faire les choses au plus tôt, particulièrement celles qui nous stressent le plus. Avant de reporter une activité, répondez à cette simple question : aurez-vous vraiment plus de temps plus tard?
    • Établissez des priorités. Une personne peut tenir un agenda détaillé sans avoir tendance à remettre à plus tard, mais se sentir tout de même débordée. Si c’est votre cas, c’est peut-être que vous vous êtes fixé des objectifs irréalistes. Revoyez vos priorités à la lumière des conseils donnés dans la fiche Planifiez vos études. Contrairement à ce qui est dit dans le paragraphe précédent, il faut peut-être reporter l’atteinte de certains objectifs ou certaines activités.
    • Donnez-vous le droit à l’erreur. Vos résultats ne vous satisfont jamais? Si c’est le cas, vous avez peut-être des attentes démesurées. Donnez le meilleur de vous-même et acceptez le fait que la perfection n’est pas de ce monde!
    • Équilibrez vos activités. Bien dormir, faire de l’exercice, manger correctement, éviter les excès (particulièrement de café et d’alcool), socialiser et rire sont d’excellents moyens de contrer le stress. Ne les oubliez pas!
    • Au besoin, demandez de l’aide. Si votre stress est intense et incontrôlable, il faut demander de l’aide. Contactez une clinique universitaire de psychologie comme celles de l’UQAM ou de l’Université Laval, ou encore un membre de l’Ordre des psychologues.



Connaître les règles
Consultez les articles des Règlements et toute la section « L’examen sous surveillance » des Règles de la Télé-université pour connaître les modalités liées aux examens.

La section Les études de A à Z du « VADE-MECUM de l’étudiant » que vous avez reçu contient aussi toute une section sur les examens et bien plus encore.


 

Pour en savoir plus…
Vous pouvez évaluer sommairement votre niveau de stress en faisant des tests comme celui de l’Association canadienne pour la santé mentale. De nombreux sites, souvent liés à des cliniques psychologiques, contiennent des renseignements sur le stress. C’est le cas de Stress-action ou de Doctissimo. Le site Internet Relaxologue.com propose pour sa part une bibliographie commentée d’ouvrages sur le stress.