La mémorisation
 

La mémorisation se révèle indispensable dans le cas d’un examen sans livre ouvert, mais elle remplit également une fonction appréciable dans le cas d’un examen avec livre ouvert. En effet, le temps limité qui vous est attribué requiert un niveau de connaissance et de compréhension suffisant de la matière au moment de passer l’examen. Tâchons donc d’en savoir un peu plus sur la mémorisation.

Mémoriser ne veut pas dire apprendre par cœur. Dans le contexte des études universitaires, c’est là un mythe à dissiper. La définition suivante, d’Andrée Letarte, donne l’heure juste à ce propos :

Le processus de mémorisation repose sur l’organisation logique de l’information, sur les relations entre les nouvelles informations et celles déjà en mémoire ainsi que sur la réactivation fréquente des contenus mémorisés par la récitation.

En lisant cette définition, vous aurez remarqué que le fondement de la mémorisation est dans le fait d’organiser logiquement l’information. Or, comment parvient-on à cette organisation logique? Par la compréhension. Comprendre, c’est rassembler dans un tout cohérent des éléments de contenu, relier des idées entre elles de manière à saisir le fil conducteur d’un propos. Dans cette optique, la compréhension est indispensable à la mémorisation, car on ne retient bien que ce que l’on a compris.

La première règle à suivre, pour mémoriser, est donc d’accomplir un effort constant de compréhension de la matière. D’où l’importance d’effectuer une lecture active des documents de cours, de prendre des notes, d’effectuer les activités d’apprentissage, de réviser régulièrement la matière.

La mémoire a pour caractéristique d’être multiforme. Il existe une mémoire visuelle, une mémoire auditive, une mémoire motrice, etc. C’est pourquoi l’acte de mémoriser est d’autant plus facilité que les différentes « mémoires » auront été mises à contribution. On y parvient de deux manières : par la prise de notes et la récitation.

  • La prise de notes sollicite simultanément la mémoire visuelle et la mémoire motrice.

  • La récitation consiste à lire à voix haute ses notes ainsi que les passages importants du manuel. Elle sollicite la mémoire visuelle, la mémoire motrice et la mémoire auditive. C’est une technique d’apprentissage particulièrement efficace, puisqu’il a été démontré que le pourcentage de mémorisation augmente avec le pourcentage du temps d’étude consacré à la récitation. Les raisons en sont évidentes. Selon Boucher et Avard, « la récitation est une activité de révision, donc de répétition; elle mobilise les activités d’organisation et de mise en relation, permet de différencier ce qui est appris de ce qui ne l’est pas, renforce la motivation par un retour en arrière immédiat, favorise l’attention [...] ».

Une autre caractéristique de la mémoire est qu’elle enregistre principalement des ensembles organisés, c’est-à-dire des structures. C’est pour cette raison, par exemple, qu’un trait d’union est ajouté aux numéros de téléphone : 331-6238 se retient plus aisément que 3316238. Comment s’y prendre pour repérer les structures? Voici quelques conseils :

  • ayez bien en vue l’organisation d’ensemble de la matière (la table des matières est un instrument commode à cette fin);

  • identifiez les grandes divisions du manuel et leur enchaînement;

  • repérez le fil conducteur d’un propos;

  • enfin, allez du général au particulier, de manière à relier et à hiérarchiser les idées entre elles. La mémoire procède beaucoup par association : telle idée en suggère – en rappelle – une autre.

Lorsque des informations précises et détaillées doivent être retenues (une statistique, un lieu, un ensemble de caractéristiques), un procédé mnémotechnique efficace est celui des acronymes. Ce procédé consiste à faire un mot avec la première syllabe de chaque mot à retenir. Par exemple, le mot hufima permet de retenir les trois types de ressources impliquées dans la définition de la gestion : les ressources humaines, financières et matérielles.

La rubrique La mémorisation est tirée du document Stratégies d’étude de la Télé-université.

Pour en savoir plus sur la mémorisation :

THUOT, J.-F., avec la collaboration de C. GHERSI et J.-M. DION (1994). Stratégies d’étude, Unité d’enseignement et de recherche Travail, économie et gestion, Sainte-Foy, Télé-université, 34 pages.