Les travaux et les examens
 

LES TRAVAUX ET LES EXAMENS

L’ANALYSE D’UNE QUESTION
  1.1.I Bien comprendre la question
1.1.II Analyser la question
LES QUESTIONS OBJECTIVES
LES QUESTIONS À DÉVELOPPEMENT
  1.1.III Soyez direct et précis
1.1.IV Justifiez adéquatement votre réponse
1.1.V Adoptez un style sobre et sans artifice
LA RÉVISION AVANT L’EXAMEN
LE JOUR DE L’EXAMEN

 

LES TRAVAUX ET LES EXAMENS
L’ANALYSE D’UNE QUESTION
Voici une section qui peut vous être utile autant pour la réalisation de travaux notés ou d’un examen que lors de la réalisation de vos activités d’apprentissage (exercices autocorrigés). Inspirée du livre de Robert Tremblay, Savoir-faire. Précis de méthodologie pratique pour le collège et l’université, cette section vous montre comment analyser une question de manière à mieux y répondre.




1.1.I Bien comprendre la question
Avant de répondre à une question, prenez le temps de comprendre la signification exacte de celle-ci, afin d’éviter le dérapage, mais aussi afin d’anticiper le contenu de la réponse et la manière de structurer celle-ci. Poser une question consiste à demander de réaliser une opération. Ce peut être :

  • une opération de compréhension : décrire, définir, énumérer, identifier, caractériser, expliquer, situer, etc.

  • une opération d’application : démontrer, interpréter, prouver, etc.

  • une opération d’analyse et de synthèse : analyser, comparer, opposer, résumer, etc.

  • une opération d’évaluation : évaluer, critiquer, discuter, interpréter, etc.

Cette opération s’effectue selon certains objets de connaissance :

  • faits, concepts, idées, méthodes, théories, problématiques, thèses, thèmes, relations, structures, analyses, conclusions, interprétations, avantages, pertinences, inconvénients, limites, etc.

Elle s’effectue également dans une certaine perspective d’explicitation :

  • où, quand, comment, pourquoi, qui, quoi, cause, conséquence, intention, etc.




1.1.II Analyser la question
D’après Tremblay, « analyser une question consiste à identifier et à définir précisément ses composantes (ce à propos de quoi on vous interroge) et à établir les relations précises qui existent entre elles. Cela consiste aussi à clarifier les opérations intellectuelles particulières qu’implique la réponse (ce que l’on vous demande de faire). »

Il est possible, à partir des trois étapes précédentes, d’établir une méthode d’analyse simple et universelle d’une question. Supposons qu’on vous pose la question suivante : « Décrivez les avantages et les inconvénients de la gestion par projets dans le domaine hospitalier. » La première étape sera d’identifier l’opération qui est demandée. On inscrira :

dans un rectangle représentant l’opération à accomplir. Puis, à la deuxième étape, on inscrira :

représentant les différentes dimensions de l’objet de la question, à savoir (1) les avantages plus (2) les inconvénients, de quoi? (3) de la gestion par projets. L’étape ultime est celle visant à clarifier la perspective d’explicitation qui est visée. On inscrira : quoi + où, qui sont les deux dimensions impliquées par la question. On veut en effet savoir quelque chose (quoi?) dans un milieu donné (où? : dans le milieu hospitalier). Le schéma général de la question sera présenté de la façon qui suit.


Procédez toujours de la même façon en distinguant les trois étapes (les opérations demandées, les objets de connaissance et la perspective d’explicitation) et en les schématisant sous forme de graphique. Gardez ce schéma à l’esprit lorsque vous répondez à la question et, à la fin, vérifiez si la réponse produite respecte les opérations demandées, les objets de connaissance et la perspective d’explicitation.

La rubrique L’analyse d’une question est tirée du livre Savoir-faire. Précis de méthodologie pratique pour le collège et l’université de Robert Tremblay.




LES QUESTIONS OBJECTIVES
Voici un premier exemple de questions objectives, de type vrai ou faux :

  • Vrai ou faux? La prise de notes est complémentaire à une lecture efficace.

Voici un deuxième exemple de question objective, dite question à choix multiple :

Laquelle de ces propositions est vraie?

  1. L’analyse d’une question comporte deux étapes.
  2. L’analyse d’une question comporte trois étapes.
  3. L’analyse d’une question comporte quatre étapes.
  4. Aucune de ces propositions n’est vraie.

Bien qu’il semble habituellement plus facile de répondre à une série de questions objectives, il peut être profitable de prendre en considération les règles suivantes :

  • dans le cas, d’une question de type vrai ou faux, lorsqu’un énoncé est partiellement vrai, il faut répondre faux, à moins que le libellé de la question contienne des adverbes qui en réduisent la portée, tels que souvent, habituellement, etc.;

  • pour une question à choix multiple, réfléchissez d’abord à la réponse probable, avant de prendre connaissance des réponses suggérées;

  • pour une question à choix multiple, procédez par élimination afin de trouver l’énoncé le plus juste;

  • en cas de doute, c’est encore votre premier choix qui est le meilleur.
La rubrique Les questions objectives est tirée du document Stratégies d’étude de la Télé-université.




LES QUESTIONS À DÉVELOPPEMENT
Voici deux exemples fictifs de questions à développement :

  • Êtes-vous d’accord avec la proposition suivante : la mondialisation des marchés a pour effet d’augmenter le chômage au Québec? Justifiez votre réponse.

  • Rédigez, en dix pages maximum, un essai sur l’informatisation des entreprises manufacturières de la Beauce dans le cadre de la mondialisation des marchés.

Lorsqu’il s’agit de répondre à une question à développement, que ce soit pour la réalisation d’un travail noté ou lors de la passation d’un examen, des règles précises doivent être prises en considération. Voici un résumé en trois points de quelques règles exposées par Robert Tremblay dans Savoir-faire. Précis de méthodologie pratique pour le collège et l’université.




1.1.III Soyez direct et précis
Les réponses approximatives ou trop générales démontrent « en général » une incapacité à bien saisir et à bien comprendre l’objet de la question. Adressez-vous donc directement à l’objet de la question, objet défini par les termes d’opérations, de perspectives et d’objets qui composent la question (voir à ce sujet la rubrique sur l’analyse d’une question).

La première phrase de votre texte est d’une extrême importance. Elle doit répondre directement et précisément à la question, en amorçant toutes les opérations impliquées par cette question. Dans le cas du premier exemple ci-haut, votre réponse pourrait débuter ainsi : « La mondialisation des marchés contribue en effet à (ou n’a pas pour effet d’) augmenter le chômage au Québec. Plusieurs raisons justifient cette assertion... ». Toutes les phrases qui suivent doivent contribuer directement à la réponse. Si ce n’est pas le cas pour une ou plusieurs de ces phrases, effacez-les et recommencez! Évitez toutefois les phrases répétitives car elles grugent l’espace nécessaire à la réponse et prend la place d’un nouvel élément d’explication assurément nécessaire.

Finalement, certains étudiants ont l’habitude de définir sommairement les termes théoriques d’une question. Cette bonne habitude manifeste une bonne compréhension de la matière étudiée.




1.1.IV Justifiez adéquatement votre réponse
Cette justification dépend directement des opérations commandées dans la question. S’il faut « montrer son accord ou son désaccord », on ne pourra justifier notre réponse de la même manière que s’il faut « interpréter » ou « opposer ». S’il faut « rédiger un essai », on ne pourra développer notre travail de la même manière que s’il faut «  rédiger un travail de recherche ». La consultation de la rubrique sur les types de textes pourrait ici vous être d’un grand secours.

Pour vous aider à justifier adéquatement votre réponse, appuyez-vous sur les références du cours. Il est en effet normal que les questions portent sur les textes utilisés durant le cours et sur les informations diverses reçues dans le sillage des activités pédagogiques de ce cours. Il est donc normal que vos réponses s’appuient sur ces textes ou ces informations. Mais « s’appuyer sur » ne signifie pas « recopier le texte ». Pour la même raison, évitez les citations : le correcteur ou la correctrice ne veut pas savoir si vous êtes en mesure de sélectionner une citation mais veut savoir si vous avez compris l’objet de la question.




1.1.V Adoptez un style sobre et sans artifice
Un style sobre, ce sont d’abord des phrases courtes et complètes. C’est aussi le développement de paragraphes qui contiennent une seule idée principale et quelques idées secondaires qui prolongent l’idée principale. C’est enfin l’établissement de liens adéquats entre chaque idée et chaque paragraphe. Cette exigence de sobriété s’applique avec toute sa rigueur dans le cas des examens pour lesquelles le temps et l’espace sont limités. Mais dans le cas des textes plus longs et pour lesquels on dispose de plus de temps, on peut adopter un style plus élaboré.

La rubrique L’analyse d’une question est tirée du livre Savoir-faire. Précis de méthodologie pratique pour le collège et l’université de Robert Tremblay.

Pour en savoir plus sur la réponse aux questions à développement :

THUOT, J.-F., avec la collaboration de C. GHERSI et J.-M. DION (1994). Stratégies d’étude, Unité d’enseignement et de recherche Travail, économie et gestion, Sainte-Foy, Télé-université, 34 pages.

TREMBLAY, R (1989). Savoir-faire. Précis de méthodologie pratique pour le collège et l’université, Montréal, McGraw-Hill, coll. « Savoir plus », 226 pages.




LA RÉVISION AVANT L’EXAMEN
Comme dans toutes les universités à distance, certains cours de la Télé-université comprennent un examen sous surveillance. L’examen sous surveillance comporte généralement – mais ce n’est pas une règle – des questions à développement. Il arrive aussi qu’un examen combine des questions à développement avec des questions objectives (vrai ou faux, choix multiples). Dans certains cours, il est permis d’utiliser la documentation pédagogique (manuel, notes) pour compléter l’examen; on dit alors que l’examen est à livre ouvert.

Débutons par les deux conseils suivants :

  • Étant donné que l’examen compte pour au moins 40 % du total des points du cours, prévoyez deux bonnes semaines de révision. Ne prenez pas prétexte d’un examen à livre ouvert pour négliger cette révision. Vous risquez, au moment de passer l’examen, de perdre un temps considérable à repérer l’information pertinente dans votre documentation et à mettre de l’ordre dans vos idées.

  • La veille de l’examen, effectuez une brève révision finale. Mais après cette révision, résistez à la tentation de retourner fébrilement à vos notes, car la nervosité aidant, vous risquez d’embrouiller les choses.

Nous vous suggérons, pour utiliser de manière efficace ces deux semaines de préparation à l’examen, de suivre les quatre étapes qui suivent, toutes axées sur des tâches de révision.

À partir de vos lectures et des notes prises :

  • La première étape consiste à relire les passages marqués du manuel et les notes de cours. Cette relecture est d’abord sélective, afin de parvenir à une vue d’ensemble de la matière à réviser. Elle se transforme ensuite en relecture corrective, afin de clarifier les principaux éléments de contenu.

  • La deuxième étape consiste à résumer par écrit les points importants de la matière. Cette activité prolonge la prise de notes des documents de cours. Il peut être utile, à cette étape, de construire des tableaux synthèses, afin de comparer des éléments de contenu ainsi que des schémas logiques, afin d’illustrer un enchaînement d’idées. Ces données serviront d’aide-mémoire au moment de réaliser le travail.

  • La troisième étape consiste à réciter les notes et les passages pertinents du manuel. La récitation est une excellente technique de mémorisation.

  • La quatrième étape, enfin, consiste à simuler des questions et à y répondre par écrit. On pourra s’inspirer ici des activités d’apprentissage, qui donnent un bon aperçu du genre de questions pouvant être posées. Les exercices de simulation permettent de vérifier le degré de compréhension de la matière et d’exercer les habiletés intellectuelles requises par le cours.
La rubrique La révision avant l'examen est tirée du document Stratégies d’étude de la Télé-université.

Pour en savoir plus sur la révision avant l'examen :

THUOT, J.-F., avec la collaboration de C. GHERSI et J.-M. DION (1994). Stratégies d’étude, Unité d’enseignement et de recherche Travail, économie et gestion, Sainte-Foy, Télé-université, 34 pages.




LE JOUR DE L’EXAMEN
Voici enfin venu le jour de l’examen. Pour commencer du bon pied, suivez ces conseils d’un tuteur d’expérience :

  • rendez-vous sur les lieux quelques minutes plus tôt;

  • identifiez le local où se déroule l’examen;

  • profitez des minutes qui vous restent pour sortir « faire le tour du bloc » : un peu d’air frais stimule la circulation sanguine.

Une erreur courante lors de la passation d’un examen consiste à prendre trop de temps pour répondre aux premières questions. Il est alors important de structurer le temps disponible, de manière à prévoir, pour chaque question, un temps de réflexion, un temps de rédaction et un temps de révision.

Commencez par les questions les plus faciles ou celles dont vous connaissez les réponses. Répondez cependant à toutes les questions; une réponse incomplète ou partiellement erronée donne souvent de précieux points supplémentaires, tandis qu’une page blanche... Si vous manquez de temps pour formuler une réponse, donnez-en le schéma comprenant les principales idées.

Si l’examen combine des questions à développement et des questions objectives, l’ordre à suivre est le suivant : d’abord les questions objectives à choix multiples, suivies des questions à simple alternative de type vrai ou faux; puis on passe aux questions à développement, en gardant celles qui exigent un développement critique ou personnel pour la fin (à moins qu’une majorité de points soit attribué aux questions objectives).

Utilisez tout le temps disponible. Il reste dix minutes? Ne partez pas! Profitez-en pour réviser votre copie.

La rubrique Le jour de l'examen est tirée du document Stratégies d’étude de la Télé-université.