Le mouvement de féminisation ne concerne pas que la francophonie, il est de loin plus général, se rencontre des deux côtés de l'Atlantique, touche aussi bien les germanophones que les anglophones et les hispanophones. Ceci se reflète bien dans différentes décisions de grandes institutions internationales.

.Le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe adopte le 21 février 1990 la recommandation n° R (90) 4 invitant les États membres à promouvoir l'utilisation d'un langage non sexiste; l'exposé des motifs invite notamment à féminiser les noms de métiers.

Le Manuel de rédaction et d'édition de l'Organisation des Nations Unies (ST/OCS/S partie I, p. 60-61) prévoit de féminiser la plupart des titres des fonctionnaires du Secrétariat et des membres du corps diplomatique. 

A différentes reprises, l'UNESCO a pris position en faveur de toutes les mesures - notamment linguistiques - visant à mieux assurer l'égalité entre les femmes et les hommes.

  • UNESCO (s.d.) Pour un langage non sexiste. Paris : UNESCO, Unité de coordination des activités relatives à la condition des femmes.
  • Rapport sur la révision des textes fondamentaux de l'Unesco en vue de l'utilisation d'une terminologie et de libellés neutres, Cent quarante-cinquième session, point 5.7.1. de l'ordre du jour provisoire, session de novembre 1994. [La révision a pris en considération les versions en français, anglais, espagnol, russe, arabe, chinois.]

En septembre 1996, un Réseau internationnal francophone s'est constitué, dont les objectifs prioritaires consistent à mieux faire circuler l'information sur ce qui touche à la féminisation des titres et des textes, à constituer un centre de documentation, rassemblant ce qui touche aux différents pays de la francophonie, et à dynamiser les recherches scientifiques sur la question.