DiversCité Langues : deux années d’expériencess

Depuis deux ans déjà, DiversCité Langues fait partie du paysage cybérique.

En effet, le 21 juin 1996, était lancée cette nouvelle revue électronique sur la dynamique des langues. C’est par audio conférence entre la France, l’Espagne, la Belgique, le Mexique et le Canada, en présence de soixante-quinze personnes regroupées à Montréal, que nous avons établi pour la première fois, pignon sur Internet pour DiversCité Langues.

Aujourd’hui, une tradition DiversCité Langues est établie. Aujourd’hui, nous publions :

  • le dix-septième article original;
  • le cinquième entretien avec des personnalités reconnues.

La grande qualité scientifique des articles publiés est assurée par des arbitrages rigoureux effectués par les membres du comité de rédaction, du comité scientifique et par des spécialistes des sujets traités. L’on trouvera d’ailleurs la « Grille d’appréciation des articles » dans la section « Édition et adhésion » de DiversCité Langues.

Outre cette rigueur scientifique, nous avons maintenu l’ouverture multilingue que nous avions annoncée. Quatre articles ont été publiés en deux langues : en catalan, espagnol ou anglais avec le français. Dans les résumés substantiels qui accompagnent chaque article, figurent entre autres, le soninké, le bambara, le wolof, le catalan, l’allemand.

L’une des réalisations majeures de DiversCité Langues est probablement la constitution d’une communauté de chercheurs et chercheures. Celle-ci, regroupée autour du comité de rédaction, autour du comité scientifique, autour de collègues partout sur la planète, demeure l’une des forces de notre revue. Aujourd’hui, nous vous invitons à en faire partie aussi en vous abonnant à la revue. Cet abonnement est d’ailleurs utilitaire et non économique puisque nous avons réussi, conformément à nos intentions originelles, à offrir un accès gratuit à la science en français pour tous ceux et celles qui souhaitent s’y abreuver.

Mais, deux années, c’est bien peu pour contribuer à une tradition scientifique francophone dans un champ en construction. Pourtant, nous comptons bien, au cours des prochaines années, continuer entre autres, à publier des articles de pointe, à enclencher les discussions sur les forums, à constituer des banques de données variées sur la dynamique des langues.

 

DiversCité Langues : un espace de publication pour vous?

Pour faire le bilan de ces deux années, je me suis aussi, comme vous, futur auteur de DiversCité Langues, posée la question suivante : « Une publication dans DiversCité Langues vaut-elle celle d’une revue scientifique imprimée? ».

Pour y répondre, j’ai consulté quelques métarépertoires de recherche sur Internet. Toutes les parties de DiversCité Langues y apparaissent. Les auteurs et auteures aussi. Les grands moteurs de recherche tels que Yahoo, Alta Vista, Excite, Lycos, Magellan, Carrefour.net, Lokace, Ecila, Info Seek, etc. les retrouvent.

D’ailleurs, le lectorat fidèle de DiversCité Langues se situe à environ 350 visiteurs par mois.

De plus, de nombreux organismes ont pointé leurs liens vers le site de DiversCité Langues. Parmi eux comptons, en plus de nos organismes collaborateurs dont vous pourrez consulter les sites dans la section designée de DiversCité Langues, ceux de :

Et cette liste est loin d’être exhaustive.

Vos articles sont donc diffusés à un public potentiellement très vaste de spécialistes, avec reconnaissance scientifique et dépôt ISBN.

 

Langue et société

Pour ce deuxième anniversaire, DiversCité Langues publie un article de synthèse par Cécile Bauvois : « L’âge de la parole : la variable âge en sociolinguistique ».

Ce texte d’une chercheure de l’Université de Mons-Hainault, Belgique, s’avère éclairant alors que des politiques et des aménagements linguistiques tentent de mettre en œuvre l’adoption d’une ou l’autre variété de langue, soit comme langue officielle soit comme langue communautaire.

L’importance de ce texte vient du fait qu’il démystifie l’adoption d’une ou l’autre variété de langue; des facteurs sociaux, économiques, chronologiques, politiques influencent les locuteurs et leurs langues. Cette question est fort pertinente d’ailleurs dans le débat entourant « la qualité de la langue » car on constate que l’adoption d’une variété standard d’une langue repose certes sur les institutions publiques comme l’école, l’université, l’administration publique, les médias. Ce sont là des champs d’action des politiques linguistiques. Mais elle repose également sur le choix de s’intégrer à, ou se démarquer d’un groupe, qu’il soit jeune, d’âge adulte ou à la retraite.

 

Hommage à Daniel Baggioni

Notre entretien de ce mois rend hommage à Daniel Baggioni, décédé en décembre dernier.

Cet entretien avec l’un de ses proches collaborateurs se veut à la fois un moment de respect, sinon de silence en sa mémoire, et une réflexion sur le rôle du chercheur dans sa communauté. Car nous le savons, Daniel Baggioni a participé très activement à la construction d’une francophonie sensible aux besoins de ses locuteurs et locutrices.

Didier de Robillard a bien voulu surmonter son chagrin pour nous en parler. Nous l’en remercions.