« En réalité, les modèles occidentaux de gouvernement s'imposent comme universels de manière tautologique, puisque de tous les ordres politiques, seul l'ordre étatique s'autoproclame universel, par recours à un postulat dont il peut d'autant moins se défaire qu'il est reçu par tous comme constitutif de sa propre définition » (Badie, 1992 : 69) Finnote.jpg (2204 octets)

 

« Tous les exercices typologiques montreraient aisément que l'État est la seule forme de gouvernement qui récuse de la manière sysématique toute identité particulariste (...) Construit par références directe à la raison, il ne peut que se prétendre universel et ses principes de fonctionnement ne peuvent que viser à réduire la variété des ordres politiques qui composent le système international. Impliquant, à la différence de tous les autres, une autonomie de l'espace politique et la formation d'un espace public différencié de la société civile, il ne peut parachever sa construction qu'en se distinguant du particulier, qu'il s'agisse des intérêts privés, des cultures spécifiques ou des groupements communautaires. L'argument n'est pas qu'intellectuel; il se vérifie dans la pratique quotidienne des États et à travers leur oeuvre de façonnement d'un système international à leur image » (Badie, 1992 : 70) Finnote.jpg (2204 octets)

 

C'est le cas, généralement, des États centralisateurs. Des quelque 200 États souverains du monde, la grande majorité est officiellement monolingue, environ 40 sont officiellement bilingues ou multilingues.Finnote.jpg (2204 octets)

 

« Dans un cadre de pensée post-moderne, la langue se comprend alors mieux, non comme une chose qui existe en elle-même et sert les pouvoirs établis, mais comme une relation entre ses diverses formes : un forme instrumentale et un contenu symbolique » (Gueunier, 1985 : 142) Finnote.jpg (2204 octets)

 

J'utilise ce néologisme pour désigner l'adhésion à un idéal d'homogénéité. Pour une analyse de cette idéologie, voir Martel, 1995. Finnote.jpg (2204 octets)

 

Tout se passe actuellement comme s'il existait trois clubs de langues: le «club des grandes langues » qui sont en concurrence exerçant une fonction transnationale, le « club des langues territorialisées » par les frontières d'un État où se jouent les différentes fonctions de langues nationales/officielles, langues régionales, minoritaires, communautaire, familiale et le « club des langues d'éducation » où s'entremêlent langues officielles, régionales, minoritaires, secondes et étrangères. Finnote.jpg (2204 octets)