Ce principe est clairement exprimé lors d'une allocution prononcée devant l'Assemblée nationale, à l'occasion de la création de la section sénégalaise de l'Association internationale des parlementaires de langue française (le 17 mars 1967) : « La francité n'est certes pas une nouvelle manière de parler; elle est une nouvelle manière de concevoir et d'agir, puisque nous voilà au seuil de la société industrielle : au seuil de l'action logique, de l'action dialectique, surtout de l'action efficace ».Retour

 

Rappelons que la dévaluation du franc CFA en 1994 a bouleversé toute la vie économique du pays et que, depuis 1995, le chef de l'opposition, Abdoulaye Wade, est dans le gouvernement du président Diouf, tandis que les affrontements en Casamance ne cessent de semer le trouble dans la région du sud.Retour

 

Les locuteurs du poular se répartissent dans toute l'Afrique de l'Ouest (Mauritanie, Sénégal, Mali, Gambie, Guinée-Bissau, république de Guinée, Sierra Leone, Burkina Faso, Ghana, Togo, Bénin, Niger, Nigeria et Cameroun), mais ils ne sont nulle part majoritaires en Afrique. Retour

 

Nous entendons par « francophones » les locuteurs réels, à savoir ceux qui ont reçu un cursus scolaire d'au moins six ans en français. Ces locuteurs réels ou francophones sont à distinguer des locuteurs potentiels ou francisants, qui ont suivi un cursus d'au moins deux ans en français et qui peuvent perdre leurs acquis. Selon l'Atlas linguistique de la langue française (1995), les francophones représentent 9% de la population sénégalaise.Retour

 

La stratification de l'échantillon repose sur les données disponibles à l'époque à la suite du recensement général de la population et de l'habitat (chiffres de 1988 publiés en 1992). Remarquons que rien n'assure ni ne contredit que la répartition de la population universitaire est conforme à celle de la population générale. Le document publié par la Direction de la Statistique a servi de point de départ pour la constitution d'un échantillon représentatif de la population de la capitale.Retour

 

 Nous appelons « langue première » la première langue apprise et parlée dans le milieu familial d'origine, et qui n'est pas nécessairement la langue de la mère (langue maternelle). Nous partageons l'avis selon lequel « il est abusif d'établir une équivalence entre langue maternelle et première langue acquise. Le seul terme qui puisse convenir pour désigner la langue de première socialisation est le terme de « langue première ». Ce terme, et la notion qu'il véhicule, ne préjugent ni des conditions d'acquisition, ni de la compétence du locuteur dans ladite langue, ni encore des conditions d'emploi de cet idiome. » (Véronique 1993 : 461).Retour

 

Le taux de transmission de la langue est égal au pourcentage des parents qui transmettent leur langue lorsqu'ils ont la même première langue.Retour

 

Sur ces 141 informateurs (70,5% de la population totale), 11 déclarent parler en famille, outre le wolof, une langue vernaculaire autre que le wolof (N=7), le français (N=3), ou une langue vernaculaire autre que le wolof et le français (N=1).Retour

 

Dans une recherche menée conjointement par l'IFAN et l'ORSTOM auprès de 1 500 personnes vivant à Dakar, tous milieux confondus, on note que chez les informateurs non wolof nés à Dakar, 21% ne parlent pas la langue de leurs parents alors que chez les migrants, cette proportion chute à 8,7% (Antoine 1992 : 56).Retour

 

Malgré le caractère peu représentatif du nombre de personnes interrogées pour certains groupes ethniques, les observations faites dans le cadre de ce travail rejoignent celles faites par d’autres chercheurs. Sans vouloir généraliser nos résultats, nous nous limiterons à indiquer les zones de coïncidence et celles de divergence entre ces derniers et ceux obtenus ailleurs.Retour

 

On peut consulter à ce sujet l'ouvrage remarquable du Père Gravrand sur la civilisation sereer (Gravand, Henry. 1990).Retour

 

Parmi les 15 Peul de notre échantillon, 4 sont originaires du Nord, 6 du Centre, 4 du Sud et un ne précise pas son lieu de naissance. Les Peul du Sud sont souvent d'origine guinéenne (en raison des mouvements de migration dans les années 60 et 70).Retour

 

Nous supposons que, dans la grande majorité des cas, le milieu familial où l'informateur a passé sa jeunesse est celui des parents.Retour

 

En Casamance, il existe trois zones différentes d'influence linguistique dominante : la Haute Casamance avec le peul, la Moyenne Casamance avec le manding et la Basse Casamance avec le diola.Retour

 

Dans une enquête menée en 1983 auprès de 789 informateurs d'ethnie et d'origine socio-professionnelle différentes, P. A. Ndao note que l'usage du français dans le foyer est peu courant sauf dans les catégories socioprofessionnelles élevées (NDAO 1984 : 134).Retour

 

Cette position contraste avec les pratiques du milieu familial d'origine où le pulaar était détrôné par le wolof. Est-elle le signe d'une modification de comportement d'une génération à l'autre ou correspond-elle à une attitude de défense de la langue ethnique, caractéristique d'une petite frange de la population toucouleur dont l'« intégrisme linguistique » est patent ? Nos données ne permettent pas de trancher la question.Retour

 

Pour ce comptage, nous laissons de côté les réponses de type « autre »Retour

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Ce fait est d'autant plus important que l'école - cet autre lieu d'éducation - n'accorde aucune place effective au plurilinguisme, en dépit des discours tenus par les autorités sur le sujet.Retour

 

On sait, par exemple, que les intellectuels manifestent un désintérêt croissant pour le système éducatif en place et favorisent ainsi l'explosion du secteur privé (payant), entraînant par là l'élargissement du fossé séparant les enfants issus de familles favorisées des enfants issus de familles moins favorisées. Retour