Les termes suivis d’une astérisque font l’objet d’une définition dans le glossaire annexé.Retour

 

Exemple : Labov, William (1972) pour la distribution du /r/ à New-York, Armstrong, Nigel (à paraître) pour le schwa en français du sud Retour

 

On regroupe ici les données portant sur la sensibilité aux facteurs sociaux pour toutes les catégories d’âge, l’article portant avant tout sur les variations en production.Retour

 

Malheureusement, l’article est un bref résumé de recherches qui ne mentionne pas les âges des enfants pris en considération, ni leur nombre, ni la technique de recueil des donnéesRetour

 

L’un des changements les plus remarquables lié à la scolarisation est l’abandon rapide par l’enfant du vocabulaire familial concernant les différentes fonctions du corps pour des termes plus standards (J. K. Chambers, 1995) - ou, en tous cas, plus proches de la norme scolaire.Retour

 

Dont par exemple l’emploi de que, les auxiliaires avoir et être, ce que et qu’est-ce que, et l’indéfini on/ils.Retour

 

Pour la centralisation de /aw/ et de /ay/, les adolescents de Martha’s Vineyard présentent un profil linguistique totalement différent selon qu’ils souhaitent ou non rester dans l’île, ceux dont le choix est de rester adoptant majoritairement les variables propres aux insulaires (W. Labov, 1972).Retour

 

T. Pooley (1991 : 59) indique que : « ... les jeunes n’emploient pratiquement plus guère le /• / et le /e T / [deux stéréotypes du parler roubaisien] quoique ce dernier semble résister nettement mieux parmi les locuteurs d’âge moyen. Dans les deux cas, les tests de X2 montrent une différence significative entre les sujets âgés de moins de 30 ans et les autres. »Retour

 

Quels sont les champs sémantiques du lexique adolescent ? T. Labov (1992) en propose trois en conclusion à une enquête auprès d’étudiants du secondaire : (1) ceux qui ont trait à l’étiquetage des personnes (2) ceux qui décrivent, positivement ou négativement, des personnes, des lieux ou des activités et (3) ceux qui servent à définir les différentes activités du groupe (soirées, drogues, sexe, ...) y incluant le fait de ne rien faire. Le vocabulaire relatif aux activités scolaires semble très limité. J.-F. de Pietro et F. del Coso-Calame (1983), étudiant la distribution sémantique des néologismes employés par une bande de jeunes « à problème » différencient les champs suivants : (1) la qualification des membres du groupe et de ceux qui en sont par nature exclus (2) l’opposition homme-femme, particulièrement dans le but de dénigrer les femmes (3) l’utilisation des néologismes créé par des vedettes de télévision (4) le champ de l’interdit ( la drogue, le vol, ...). Ils montrent que les néologismes employés par les adolescents ne sont pas toujours nouveaux, ni incompréhensibles pour les adultes. Leur emploi ne serait donc pas motivé par la volonté d’exclure de la compréhension, mais plutôt par celle de se démarquer, voire de donner une valeur moins négative à certains termes.Retour

 

La politique normative des années 40, 50 et 60 dans certains pays est à l’origine d’un moindre emploi des certaines variables vernaculaires par les personnes d’âge moyen. C’est le cas des 40-59 ans en pays cajun (par opposition aux 20-39 et aux plus de 60 ans)(S. Dubois et M. Melançon, 1997) et des 46-50 ans à Montréal (par opposition aux tranches d’âges inférieures) (H. Cedergren, 1985). Retour

 

D. E. Ager (1990) soutient la seconde hypothèse en citant une recherche de A. Martinet (1945) qui, divisant son échantillon de prisonniers de guerre français en trois groupes d’âge, montre que ces catégories correspondent à des caractéristiques de prononciation différentes, les plus âgés conservant la différence dans la durée des voyelles pour des paires telles que belle/bête ou malle/mâle. Bien qu’intéressante, cette observation ne va pas plus dans le sens d’un choix que dans celui de l’arrêt de l’évolution du langage à un moment donné - voire d’un changement linguistique en cours.   Retour