Il est intéressant de comparer ces résistances avec celles qui sont liées au mouvement « English
Only » aux États-Unis.  Finnote.jpg (2185 octets)

 

Ces régions étant calculées par l'Office fédéral de statistique de façon purement statistique -
ensemble de communes dans lesquelles une langue nationale est relativement majoritaire - la région de la langue rhétoromanche ne comprend qu'une partie réduite de son territoire linguistique dit « historique », c'est-à-dire où elle était majoritaire à la fin du XIXe siècle qui est représentée sur la carte 1, ce qui explique le grand nombre de locuteurs vivant en dehors du territoire. Pour l'italien, ce nombre est dû à la migration externe. Finnote.jpg (2185 octets)

 

Zurich : 22,9 %, Bâle 23,0 %, Genève 34,3 %, Berne 19,1 %, Lausanne 25,5 %, Winterthur 18,2 %, Saint-Gall 17,6 %, Lucerne 15,7 %. Finnote.jpg (2185 octets)

 

La formule employée pour calculer la densité linguistique (Clyne 1982, 16) correspond au local
quotient des géographes :

Densité = XI Y
X YI
Xi : nombre de locuteurs d'une langue dans l'unité territoriale plus petite
x : population totale de l'unité territoriale plus petite
Yi : nombre de locuteurs d'une langue dans l'unité territoriale englobante
Y : population totale de l'unité territoriale englobante.

On obtient la même valeur en divisant le pourcentage de locuteurs d'une langue dans l'unité
territoriale plus petite par le pourcentage de locuteurs d'une langue dans l'unité territoriale
englobante.

Le quotient de densité indique, en d'autres termes, le degré de concentration des locuteurs dans une unité territoriale donnée (p. ex. un district ou un quartier d'une grande ville). Des valeurs qui
dépassent 1 indiquent une concentration plus forte, des valeurs moindres à 1 une concentration plus faible. Finnote.jpg (2185 octets)

 

Il n'en est pas moins vrai que les travailleurs migrants n'ont, en général, ni le pouvoir symbolique, ni les moyens financiers ni même, dans beaucoup de cas, les compétences linguistiques nécessaires pour mener à bien de tels projets. Or, bien que la Conférence des directeurs cantonaux de l'éducation publique ait explicitement reconnu, dans ses Recommandations concernant la scolarisation des enfants de langue étrangère du 24 octobre 1991, le principe qu'il fallait permettre aux enfants et d'acquérir la langue d'accueil et de maintenir et renforcer la langue d'origine - et bien que la recherche internationale ait bien montré qu'un niveau-seuil en LO est indispensable pour acquérir de façon satisfaisante une LA (Cummins 1981), les systèmes éducatifs suisses (avec des différences importantes entre les cantons) ne répondent pas vraiment à ce besoin. Dans la plupart des cas, les enfants migrants vivent une espèce de « submersion » en langue d'accueil avec, il est vrai, des cours de langue intensifs au départ pour leur permettre de profiter de l'instruction en langue d'accueil. Dans quelques rares classes pilotes seulement - notamment à Zurich, Lucerne et La Chaux-de-Fonds - la langue d'origine (en général l'italien en raison de son double statut de langue nationale et d'immigration) est utilisée comme langue d'enseignement à côté de la langue officielle de la région. Les classes de langue et culture d'origine sont en général organisées en marge de l'école, avec un programme conçu, réalisé et financé par les pays d'origine. Finnote.jpg (2185 octets)

 

Le nombre de locuteurs des langues non nationales est trop faible dans la région romanche pour
permettre une comparaison. Finnote.jpg (2185 octets)


« Die Kinder sprechen nur italienisch. Im Tessiner Dorf, wo wir wohnen, sind die
Deutschschweizer nicht sehr beliebt, Zucchini nennt man sie (...). Und da wollen die Kinder sich
nicht durch die Sprache ausgrenzen lassen. » Finnote.jpg (2185 octets)


Cette pression varie par ailleurs selon les langues d'origine, comme le montre de manière exemplaire le tableau de l'emploi du français au travail par la population active par langue principale en Suisse romande :

Français 97,1 %
Italien 94,9 %
Espagnol 92,5 %
Turc 92,3 %
Allemand 91,9 %
Rhétoromanche 90,8 %
Portugais 89,8 %
Slave du Sud 89,5 %
Autres 88,5 %
Anglais 79,7 %

Source : Office Suisse de Statistique, recensement fédéral 1990 et Lüdi, Werlen, Franceschini et al.1997. Finnote.jpg (2185 octets)

 

« Nuestra generación es testimonio de la liberación definitiva de la lengua de sus constricciones de espacio y de tiempo ». Finnote.jpg (2185 octets)

 

Dû à l'autonomie des cantons en matière d'éducation, il n'y a pas, en Suisse, de Ministère de
l'Éducation nationale; c'est la CDIP qui coordonne, là où il y a lieu, entre les politiques
éducationnelles cantonales. Finnote.jpg (2185 octets)

 

Un groupe d'experts mandaté par la CDIP et présidé par l'auteur de ces lignes travaille actuellement (décembre 1997) à un curriculum intégré des langues vivantes durant la scolarisation obligatoire en Suisse. Finnote.jpg (2185 octets)