La langue est étroitement reliée au pouvoir structurel et à l'idéologie au Pakistan. Elle est employée comme marqueur d'identité ethnique dans un pays multilingue et multi-ethnique avec au moins cinq groupes principaux de langue cherchant à obtenir du pouvoir. Elle est également symptomatique des divisions sociales verticales dans un pays où l'anglais, l'ancienne langue coloniale, est toujours employée dans les domaines du pouvoir et est donc la clef vers le prestige et la richesse du moins en ce qui concerne la vie moderne.

Quant aux autres langues indigènes seulement deux (le Urdu et le Sindhi) sont employés aux plus bas niveaux de pouvoirs. En bref, l'anglais, le fief des riches et puissants, demeure la langue de domination au Pakistan. L'état emploie des manuels de langue, avec ceux dans les sciences sociales, pour obtenir des jeunes l'appui à ses politiques globales de nationalisme et de militarisme.

En dépit de toutes ces dominations, quelques personnes, sans être formellement éduquées, apprenent leurs langues maternelles indigènes par de vieux livres pré-modernes qui sont disponibles sur le marché.

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