Notes

1 Je désire remercier les personnes et institutions suivantes :
Aftab Ahmed, Conseiller municipal, Travailliste, représentant la circonscription de Longsight
Caroline Cook, Secrétaire de département de linguistique de l'Université de Manchester
Susi Madron, Conseillère municipale, Travailliste
Zafar Mir, Conseiller municipal, Travailliste, représentant la circonscription de Rusholme
Bonnaud Segarajasinghe, Conseiller municipal, Travailliste
Ali Saad Ellafi, étudiant dans le département de linguistique de l'Université de Manchester
The Longsight Library
The Woodville Ressource Centre, Cheetham .

2 1994. Bilinguisme et identité culturelle. Recherches en Linguistique Etrangère, Annales de l'Université de Franche-Comté. 17.
En particulier :
FASOLD, R., 1984 : Chapitre 5 : « Quantitative Analysis ».
GUMPERZ, J.J., 1982 : Chapitre 8 : « Interethnic communication ».
ROMAINE, S., 1995 : Chapitre 7 : « Attitudes towards Bilingualism ».
STUBBS, M. (éd.)., 1985 :

3 Nous avons remarqué que dans ce quartier défavorisé qu'est Cheetham, les informations sur les panneaux de la ville, relatifs au stationnement ou à la collecte des ordures par exemple, étaient écrites en deux langues : l'anglais et l'urdu

4 Celui-ci a été lu mot à mot ou encore reformulé dans certains cas afin de gagner en naturel. Nous avons veillé à ce que toute tournure ou expression figée ou figurée pouvant entraîner des difficultés de compréhension soit évitée et à ce qu' une langue ni trop formelle, ni trop familière soit employée dans le but d'établir une « juste distance ».

5 Certains emprunts à l'anglais (« loan-translations ») ont systématiquement été employés dans le « discours bilingue » des traductrices : « nursery rhymes, films, video tapes ». D'autres mots anglais ont souvent été employés sans que cela soit toutefois systématique : « emotions, dreams, anger ».

6 Il nous a été permis d'observer les personnes interviewées : nous avons particulièrement remarqué les différences d'attitudes physiques (« body language ») et avons été sensible au balancement du corps, continu lors qu'il s'agissait de femmes évoquant leurs difficultés dans une société qui leur est culturellement étrangère

8 L'organisation interne de cette partie suit l'ordre adopté dans le questionnaire.

9 Nous évoquerons plus loin le rôle des langues nationales ou officielles qui s'ajoutent à la langue 1 et à l'anglais.

10 Nous n'avons pas pris en considération les questionnaires remplis par des étudiants.

11 Ce sont principalement des petits commerçants : marchands de journaux, épiciers, bouchers…

12 Il s'agit d'auto-évaluation et nous constatons que les personnes interrogées déclarent quasiment toutes (à l'exception de trois d'entre elles) avoir le même degré de compétence en compréhension qu'en production de l'anglais, ce qui ne correspond pas à ce que nous avons pu observer lors des entretiens.

13 Il s'agit de communautés très majoritairement musulmanes dans lesquelles la séparation des responsabilités entre les hommes et les femmes est très marquée et parmi lesquelles les valeurs traditionnelles des cultures d'origine sont le plus souvent maintenues :
« Muslim immigrants are, out of past experience, conscious of their status as a minority, and are keen to preserve cultural elements, social norms, and religious traditions in their new environment. This is a relative success and confined to those large groups who live together and are able to withstand the pressures and different traditions and ways of life around them. », (DARSH, 1980 : 52).

14 Notons que cette remarque n'est pas nécessairement généralisable.

15 Nous avons constaté lors des entretiens, et cela paraît évident, que ce sont les locuteurs les plus instruits qui ont un système phonétique et phonologique de l'anglais qui s'approche le plus du « système standard ».

16 Notons à titre de remarque que les locuteurs Tamil que nous avons rencontrés nous semblent avoir une attitude prescriptive vis à vis de la langue. Remarquons qu'un de nos interlocuteurs, un Tamil, pourtant très actif dans la vie d'une association Tamil locale, a été le seul au cours d'une conversation, à remettre en cause le terme de « community language » car, selon ses dires, la communauté, c'est avant tout la société anglaise dans son intégralité.

17 Propos relevés lors d'un entretien avec un jeune locuteur Panjabi/anglais.

18 Dans la plupart des variétés sociolectales ou dialectales, les langues Hindi, Panjabi et Urdu ont un fort degré de parenté en dépit du fait qu'elles sont transcrites dans un alphabet différent. On notera qu'aujourd'hui le Panjabi est souvent utilisé comme une sorte de créole parmi les jeunes générations, une lingua franca entre Sud-asiatiques de toute origine.

19 Propos relevé lors d'un entretien avec un locuteur Panjabi/anglais d'une trentaine d'années.

20 STUBBS (1985 : 154). Contrairement à ce qui se passe au Pakistan, en Inde, au Panjab, le Panjabi est une langue orale et écrite. Lors de notre enquête, nous avons rencontré une indienne qui maîtrise à la fois le Panjabi à l'oral et à l'écrit.

21 Nous avons rencontré une femme dont la langue maternelle est le Katchi, qui a acquis le Gujerati à l'écrit ainsi que l'Urdu et qui, ayant longtemps vécu en Afrique de l'Est où elle s'est mariée avec un membre de sa communauté ethnique, communique cependant avec son mari en Swahili.

22 ROMAINE, 1995 : 27

23 GAFARANJA, 2000 : 328.

24 GAFARANJA, 2000 : 345.

25 GAFARANJA, 2000 : 329.

26 Nous reprenons la gradation utilisée dans la section : Compétences linguistiques : auto-évaluation, à savoir : 1 = VERY WELL, 2 = QUITE WELL, 3 = NOT VERY WELL, 4 = NOT AT ALL.

27 Voir Note 11.

28 Les femmes n'ayant pas d'emploi rémunéré à l'extérieur du foyer déclarent toutes sans exception ne communiquer qu'en L1 à la maison, en famille, dans la communauté. Elles n'ont recours à l'anglais que lorsque la situation le leur impose.

29 GAFARANJA, 2000 : 339.

30 GAFARANJA, 2000 : 347-348.

31 Dans deux cas, au sein de groupes de femmes, et alors qu'il était question de choisir pour les enfants la langue d'éducation à la maison, notre interlocutrice, très à l'aise en anglais, a délibérément changé de langue et s'est exprimée en L 1 afin de se rapprocher davantage de son groupe d'appartenance et d'obtenir toute l'approbation du groupe.

32 MATRAS, 2000 : 517.

33 MATRAS, 2000 : 517.

34 Bilingue : langue maternelle de la personne interrogée/anglais.

35 Deux hommes déclarent ne jamais rêver.

36 Une femme déclare ne pas se souvenir des paroles prononcées dans ses rêves.

37 FAIRCLOUGH, 1992 : 14-15.

38 FAIRCLOUGH, 1992 : 288.

39 FAIRCLOUGH, 1992 : 318.